Dieu Notre Père

Dieu Notre Père

Dieu Notre PèreNotre Père qui êtes aux cieux,
que votre Nom soit sanctifié,
que votre règne arrive,
que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.
Pardonnez-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumettez pas à la tentation,
mais délivrez-nous du mal.
Ainsi soit-il.

Prière développée à Dieu Notre Père (Analyse).

 – Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié…

Dieu Notre Père nous croyons en vous, Seigneur Dieu parce que tout révèle votre puissance et votre bonté. L’harmonie de l’univers témoigne d’une sagesse, d’une prudence et d’une prévoyance qui surpassent toutes les facultés humaines… Le nom d’un Etre souverainement grand et sage est inscrit dans toutes les œuvres de la création, depuis le brin d’herbe et le plus petit insecte jusqu’aux astres qui se meuvent dans l’espace ; partout nous voyons la preuve d’une sollicitude paternelle. C’est pourquoi, aveugle est celui qui ne vous glorifie pas dans vos œuvres, orgueilleux celui qui ne vous rend pas des actions de grâce…

 

– que votre règne arrive…

Seigneur Dieu, vous avez donné aux Hommes des lois pleines de sagesse et qui feraient leur bonheur s’ils les observaient. Avec ces lois, ils feraient régner entre eux la paix et la justice ; ils s’entraideraient mutuellement au lieu de se nuire comme ils le font ; le fort soutiendrait le faible au lieu de l’écraser ; ils éviteraient les maux qu’engendrent les abus et les excès de tous genres. Toutes les misères d’ici-bas viennent de la violation de vos lois, car il n’est une seule infraction qui n’ait des conséquences fatales.

Vous avez donné, à la brute, l’instinct qui lui trace la limite du nécessaire et elle s’y conforme machinalement ; mais à l’Homme, outre cet instinct, vous avez donné l’intelligence et la raison ; vous lui avez donné la liberté d’observer ou d’enfreindre celles de vos lois qui le concernent personnellement, c’est-à-dire de choisir entre le bien et le mal afin qu’il ait le mérite et la responsabilité de ses actions…

Nul ne peut prétexter l’ignorance de vos lois car, dans votre prévoyance paternelle, vous avez voulu qu’elles fussent gravées dans la conscience de chacun, sans distinction de culte, ni de nations ; ceux qui les violent, c’est qu’ils vous méconnaissent. Un jour viendra où, selon votre promesse, tous les pratiqueront ; alors l’incrédulité aura disparu ; tous vous reconnaîtront pour le souverain Maître de toutes choses, et le règne de vos lois sera votre règne sur la Terre…

Daignez, Seigneur, hâter son avènement en donnant aux Hommes la Lumière nécessaire pour les conduire sur le chemin de la vérité…

 

– que votre volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel…

Si la soumission est un devoir du fils à l’égard du père, de l’inférieur envers son supérieur, combien ne doit pas être plus grande, celle de la créature à l’égard de son Créateur !

Faire votre volonté, Seigneur Dieu, c’est observer vos lois et se soumettre sans murmurer à vos divins décrets ; l’Homme s’y soumettra quand il comprendra que vous êtes la source de toute sagesse, et que, sans vous, il ne peut rien ; alors il fera votre volonté sur la Terre comme le font déjà les élus dans le Ciel…

 

– Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien…

Dieu Notre Père donnez-nous la nourriture pour l’entretien des forces du corps, donnez-nous aussi la nourriture spirituelle pour le développement de notre Esprit.

La brute trouve sa pâture, mais l’Homme la doit à sa propre activité et aux ressources de son intelligence, parce que vous l’avez créé libre. Vous lui avez dit : « Tu tireras ta nourriture de la terre à la sueur de ton front » ; par là, vous lui avez fait une obligation du travail afin qu’il exerçât son intelligence pour la recherche des moyens de pourvoir à ses besoins et à son bien-être : les uns par le travail matériel, les autres par le travail intellectuel ; sans le travail, il resterait stationnaire et ne pourrait aspirer à la félicité des Esprits supérieurs.

Vous secondez l’Homme de bonne volonté qui se confie à vous pour le nécessaire, mais non à celui qui se complet dans l’oisiveté et voudrait tout obtenir sans peine, ni celui qui cherche le superflu…

Combien en est-il qui succombent par leur faute et leur incurie, leur imprévoyance ou leur ambition, et pour n’avoir pas voulu se contenter de ce que vous leur aviez offert ! Ceux-là sont les artisans de leur propre infortune et n’ont pas le droit de se plaindre, car ils sont punis par où ils ont péché. Mais même ceux-là, vous ne les abandonnez pas parce que vous êtes infiniment miséricordieux ; vous leur tendez une main secourable dès que, comme l’enfant prodigue, ils reviennent sincèrement à vous…

Avant de nous plaindre de notre sort, demandons-nous s’il n’est pas notre ouvrage ; à chaque malheur qui nous arrive, demandons-nous s’il n’eût pas dépendu de nous de l’éviter ; mais nous disons aussi que Dieu Notre Père nous a donné l’intelligence pour nous tirer du bourbier, et qu’il dépend de nous d’en faire usage.

Puisque la loi de travail est la condition de l’Homme sur terre, donnez-nous le courage et la force de l’accomplir ; donnez-nous aussi la prudence, la prévoyance et la modération afin de n’en pas perdre le fruit.

Donnez-nous donc, Seigneur Dieu, notre pain de chaque jour, c’est-à-dire les moyens d’acquérir, par le travail, les choses nécessaires à la vie car nul n’a droit de réclamer le superflu.

Si le travail nous est possible, nous nous confions en notre divine providence ; s’il entre dans vos desseins de nous éprouver par les plus dures privations, malgré nos efforts, nous les acceptons comme une juste expiation des fautes que nous avons pu commettre dans cette vie ou dans une vie précédente, car vous êtes juste… nous savons bien qu’il n’y a point de peines imméritées et que vous ne châtiez jamais sans cause.

Préservez-nous, ô mon Dieu, de concevoir de l’envie contre ceux qui possèdent ce que nous n’avons pas, ni même contre ceux qui ont le superflu, alors que nous manquons du nécessaire. Pardonnez-leur s’ils oublient la loi de charité et d’amour du prochain que vous leur avez enseignées…

Écartez aussi de notre esprit, la pensée de nier votre justice, en voyant la prospérité du méchant et le malheur qui accable parfois l’Homme de bien… Nous savons maintenant, grâce aux nouvelles lumières qu’il vous a plu de nous donner, que votre justice reçoit toujours son accomplissement et ne fait défaut à personne ; que la prospérité matérielle du méchant est éphémère comme son existence corporelle, et qu’elle aura de terrible retour, tandis que la joie réservée à celui qui souffre avec résignation sera éternelle…

– Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés…

Chacune de nos infractions à vos lois, Seigneur Dieu, est une offense envers vous, et une dette contractée qu’il nous faudra -tôt ou tard- acquitter. Nous en sollicitons la remise de votre infinie miséricorde, sous la promesse de faire des efforts pour n’en pas contracter de nouvelles.

Vous nous avez fait une loi expresse de charité ; mais la charité ne consiste pas seulement à assister son semblable dans le besoin, elle est aussi dans l’oubli et le pardon des offenses.

De quel droit, mon Dieu, réclamerions-nous votre indulgence si nous-mêmes nous en manquons à l’égard de ceux dont nous avons à nous plaindre ?

Donnez-nous, ô mon Dieu, la force d’étouffer dans notre âme, tout ressentiment, toute haine, et toute rancune…

Faites que la mort ne nous surprenne pas avec un désir de vengeance dans le cœur. S’il vous plaît de nous retirer aujourd’hui même d’ici-bas, faites que nous puissions nous présenter à vous purs de toute animosité, à l’exemple de Jésus Christ, dont les dernières paroles furent pour ses bourreaux…

Les persécutions que nous font endurer les méchants font partie de nos épreuves terrestres ; nous devons les accepter sans murmure, comme les autres épreuves, et ne pas maudire ceux qui, par leur méchanceté, nous frayent le chemin du bonheur éternel car vous nous avez dit, par la bouche de Jésus : « bienheureux ceux qui souffrent pour la justice ! » Bénissons donc la main qui nous frappe et nous humilie car nous serons relevés de notre humilité.

Dieu Notre Père soit bénis votre nom, Seigneur Dieu, de nous avoir appris que notre sort n’est point irrévocablement fixé après la mort ; que nous trouverons dans d’autres existences, les moyens de réparer nos fautes passées, d’accomplir dans une autre vie ce que nous n’avons pas fait dans celle-ci pour notre avancement.

Par là s’expliquent enfin toutes les anomalies apparentes de la vie ; c’est la lumière jetée sur notre passé et notre avenir, le signe éclatant de notre souveraine justice et de votre bonté infinie.

 

– Ne nous soumettez pas  à la tentation, mais délivrez-nous du mal…

Donnez-nous, Seigneur Dieu, la force de résister aux suggestions des mauvais Esprits qui tenteraient de nous détourner de la voie du Bien en nous inspirant de mauvaises pensées.

Mais nous sommes, nous-mêmes, des Esprits imparfaits, incarnés sur terre pour expier et nous améliorer. La cause première du mal est en nous, et les mauvais Esprits ne font que profiter de nos penchants vicieux dans lesquels ils nous entretiennent, pour nous tenter.

Chaque imperfection est une porte ouverte à leur influence, tandis qu’ils sont impuissants et renoncent à toute initiative contre les êtres parfaits. C’est donc contre nous-mêmes qu’il faut diriger nos efforts, et alors, les mauvais Esprits s’éloigneront naturellement, car c’est le mal qui les attire, tandis que le bien les repousse.

Seigneur Dieu, soutenez-nous dans notre faiblesse ; inspirez-nous, par la voie de nos anges gardiens et des bons Esprits, la volonté de nous corriger de nos imperfections afin de fermer, aux Esprits impurs, l’accès de notre âme à leurs sollicitations.

C’est nous-mêmes qui créons le mal en enfreignant vos lois, et par le mauvais usage que nous faisons de la liberté que vous nous avez donnée. Quand les Hommes observeront vos lois, le mal disparaîtra de la Terre comme il a déjà disparu dans les mondes plus avancés.

Le mal n’est pas une nécessité fatale pour personne, et il ne paraît irrésistible qu’à ceux qui s’y complaisent… Si nous avons la volonté de le faire, nous pouvons aussi avoir celle de faire le bien ; c’est pourquoi, ô mon Dieu, nous vous demandons votre assistance et votre protection, et celle de vos bons Esprits, pour résister à la tentation…

 

– Ainsi soit-il !

Plaise à vous, Seigneur Dieu, que nos désirs s’accomplissent ! Mais nous nous inclinons devant votre sagesse infinie. Sur toutes les choses qu’il ne nous est pas donné de comprendre, qu’il en soit fait selon votre volonté, et non la nôtre, car vous ne voulez que notre bien, et savez mieux que nous, ce qui nous est utile.

N’oubliez pas de visiter nos autres sites.